La Vienne du romantisme tardif offre une musique luxuriante et décadente, au bord de la tonalité et pleine d’une beauté voluptueuse. Cette période, où la musique est au bord de la tonalité, a la singularité d’un entre-deux mondes, avant que ne se fonde la Seconde École de Vienne et son nouveau langage.
Le choix est vaste parmi la musique de tous ces compositeurs, pour qui le texte et la mélodie étaient inséparables, et qui ont créé un répertoire exquis et fascinant.
Une sorte de soirée en toute intimité au salon de Mme… où se seraient croisés ces musiciens et où l’on jouait aussi entre soi la musique des grands maîtres du répertoire vocal qu’étaient Schubert et Wagner.
Franz Schubert – Ganymed
Hugo Wolf – extraits des Mörike-Lieder : Der Genesene an die Hoffnung, Der Knabe und das Immlein, Verborgenheit
Franz Liszt – Soirées de Vienne, valses-caprices d’après Schubert
Gustav Mahler – extrait des Lieder und Gesänge aus der Jugendzeit : Ablösung im Sommer
Alexander Zemlinsky – op. 5 Schlaf nur ein ; op. 7 Entbietung, Irmelin Rose ; op. 13 Sie kam zum Schloss gegangen
Alma Mahler – Bei dir ist es traut, Die stille Stadt
Arnold Schoenberg – op. 2 Erwartung, Waldsonne
Alban Berg – extraits des Sieben frühe Lieder : Schilflied, Die Nachtigall, Im Zimmer
Richard Wagner / Franz Liszt – transcription pour piano seul : Isoldes Liebestod
Gustav Mahler – extrait des Rückert-Lieder : Ich bin der Welt abhanden gekommen
Camille Poul, soprano
Daniel Isoir, piano
Né à Paris de parents organistes, Daniel Isoir commence sa formation de musicien par de solides études de piano moderne, musique de chambre et écriture, notamment au CRR de Boulogne-Billancourt, à la School of Fine Arts de Banff au Canada, puis à la Hochschule de Hambourg. Il reçoit l’enseignement de Luisa Sorin, Gilles Bérard, Paul Badura-Skoda, puis du grand pianiste russe Evgeny Koroliov.
À l’issue de ses études, il commence une carrière de pianiste, aussi bien en solo qu’en musique de chambre, comme accompagnateur de lieder, de chansons, et comme chef de chant.
Très tôt, il a pu s’initier au jeu sur les pianos anciens grâce à un pianoforte de Clementi qu’il avait contribué à restaurer avec son père André Isoir. Même si le piano moderne reste très présent dans son activité de musicien, sa passion pour le pianoforte et sa facture l’amène à jouer de plus en plus assidûment sur des instruments classiques ou romantiques. Il crée alors, avec Diane Chmela, l’ensemble de solistes La Petite Symphonie, avec lequel il se produit intensément depuis, pour jouer des transcriptions d’œuvres symphoniques mais aussi d’opéras dans un état d’esprit chambriste et créatif. L’envie d’un ensemble symphonique en petite formation remonte aux premiers essais d’un pianoforte d’école Stein construit par lui-même en 2000 sous la supervision de son ami l’éminent facteur de clavecins et de pianofortes Ryo Yoshida.
Sur cet instrument, en plus de ses concerts avec la Petite Symphonie et en solo, il collabore régulièrement à des projets de la fondation Royaumont ou de l’Académie Bach, et avec l’ensemble les Lunaisiens, le baryton Arnaud Marzorati ou l’ensemble A Venti.
Il a enregistré plusieurs CD pour les labels Pianovox, Alpha, Pavane, agOgique et Muso, label avec lequel il commence une collaboration à long terme autour de la musique des périodes classique et romantique au pianoforte.
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Camille Poul // 06 16 62 93 18 // poulcamille@yahoo.fr